Présentation

« Si vous avez compris la maladie d’Alzheimer, c’est qu’on vous l’a mal expliquée ».

La créature Alzheimer, telle Barbe-Bleue, n’en finit pas d’enfermer ses victimes dans un labyrinthe dont personne ne peut réchapper. On n’a pas Alzheimer, on EST Alzheimer.
Le sujet atteint n’existe qu’au travers des différents symptômes qu’il propose. Il devient l’objet de sa pathologie. Son existence parmi nous, le choix qu’il a opéré pour préférer l’oubli à la mort qu’il redoute tant, ne sont que rarement interrogés, alors que la piste d’une démarche basée sur la psychologie subjective nous permettrait de considérer le point de vue du sujet, en proposant une autre lecture de sa trajectoire et de ce qui l’a amené à la désintégration identitaire.
En effet, on peut légitimement s’interroger : et si la présupposée maladie d’Alzheimer traduisait un effondrement psychique exprimant notre indicible angoisse d’être mortel ? Si vivre est égal à mourir, les sujets en souffrance veulent continuer à vivre, en oubliant le fatal destin.
Cet ouvrage a pour but d’apporter un éclairage différent, une réflexion et un questionnement autre que le modèle exogène imposé par une approche neuroscientifique qui n’interroge jamais le sujet souffrant.